Area 51

Area 51
Véritable plaidoyer pour la naturalisation du Petit Gris, Area 51 surfe sur la vague soucoupes volantes et conspiration gouvernementale, fer de lance de la série X-Files de Chris Carter. D'ailleurs on ne s'étonnera pas de retrouver David Duchovny dans le casting vocal, l'agent Fox Mulder étant parfait pour le rôle titre du marine Ethan Cole, récemment débarqué dans la fameuse zone militaire. Piochant plusieurs idées (d'ambiance et de design) chez Doom 3, Halo ou Blade II, Area 51 vise large en construisant son titre comme un film de genre, voire comme une série à base de plusieurs chapitres (épisodes). On pourra lui reprocher son manque d'ambition artistique ou scénaristique mais ce qu'on ne peut lui enlever tient au fait que le jeu réussit à capter très facilement l'attention du joueur qui une fois dans l'aventure ne se rendra plus compte du temps qui passe. Misant avant tout sur son ambiance (et la fascination pour les mystères tournant autour des extraterrestres), le titre de Midway pourrait bien vous faire entrevoir la vérité qui cette fois se trouve bien ici.

La Zone 51 a été popularisée en France durant les années 90 par le biais des émissions de Jacques Pradel et plus particulièrement grâce à l'autopsie d'un Extraterrestre qui fut largement diffusée et qui était censée se dérouler dans l'enceinte de ce complexe militaire américain. Mythe ou réalité, on ne saurait le dire mais ce qui est certain est que la zone 51 a toujours été une source de fantasmes pour qui s'intéresse de près à l'UFOlogie et au mystère de Roswell. Le titre de Midway se repose donc en grande partie sur toute cette aura extraterrestre englobant la célèbre zone pour nous inviter à un FPS bien nerveux où les expériences génétiques côtoieront une sombre conspiration qui nous fait dire qu'il convient plus que jamais de ne faire confiance à personne. Débutant sur une superbe cinématique en CG, le ton est donné dès les premières secondes en jetant en pâture une escouade de militaires puissamment armés à un monstre véloce, puissant et a priori très hargneux. Fondu au noir, une myriade d'hélicoptères zèbre le ciel qui s'enfonce dans le crépuscule naissant puis toute cette armada se pose sur la piste d'atterrissage de la zone 51. La suite nous montre, dans un plan rappelant furieusement une des premières scènes de Predator, une équipe de marines qui s'avance pour prendre contact avec un gradé qui va leur assigner la mission de leur vie. Le jeu peut alors commencer, les douilles s'apprêtent déjà à tomber, tout comme les corps de vos ennemis.

Area 51 se constitue donc d'un mode Solo et de challenges Multijoueurs en Online ou en splitté à deux joueurs. A ce sujet, notez que vous ne pourrez partir à l'aventure avec un compagnon puisque seul du Deathmatch sera au rendez-vous après avoir choisi une map parmi 18 de disponibles. Peu engageant en Multi (car bien trop conventionnel), le mode Campagne reste donc la valeur sûre du titre. Pourtant, si on constate que la réalisation du titre est loin d'être bluffante, il faut avouer qu'on rentre très facilement dans l'aventure. Je ne saurai dire précisément d'où vient cet attrait mais après la deuxième mission, tout s'accélère et le joueur n'aura que peu de temps pour souffler. En terme d'influences, on peut citer Halo 2 (pour ce qui est des armes, du design des armures ou de la technologie en général) même s'il est davantage question de Doom 3 question ambiance. Malheureusement, je ne saurai dire si les développeurs ont voulu induire un sentiment de peur mais au final, les frissons ne sont pas du tout au rendez-vous puisque l'action prend rapidement le pas. Il faut également voir que nous ne manquons jamais de munitions ni de seringues revitalisantes, ceci nous mettant rapidement en confiance et nous incitant presque à privilégier le bourrinage. Remarquez, vu que les scènes d'action font parfois intervenir plusieurs marines et des dizaines de créatures, on sent bien que la finesse n'a pas été le maître-mot lors du développement. Notez que ce n'est pas un reproche, vu que le tout fonctionne à plein régime avec ces aliens bondissants, ces proches parents des Facehuggers de Alien qui nous coursent dans les couloirs, ces êtres mystérieux qui disparaissent dans de grands halos de lumière, etc.

Cependant, il convient de scinder le jeu en deux parties. Ainsi, bien que l'aventure débute de façon plutôt conventionnelle avec tout ce que ça implique de missions de sauvetage et d'objectifs à remplir, vous serez très vite séparé de votre escouade, qui se fera décimer en deux temps trois mouvements. A ce stade, le joueur sera confronté à un Mal insidieux qui va le transformer en une des créatures qu'il combat. Ceci est très pervers puisque d'une part, vos anciens compagnons d'armes vous tireront dessus et deuxièmement, vous serez pour votre part confrontés à deux fois plus de problèmes. Par contre, la bonne nouvelle est que vous pourrez constamment passer de l'état de mutant à celui d'humain et ainsi bénéficier de deux fois plus d'armes. En tant qu'alien, votre force physique sera décuplée et vous pourrez frapper plus durement vos ennemis et il vous sera possible de lancer de petites créatures volantes sur vos adversaires les plus proches. Dans la peau du marine, vous aurez accès à plusieurs armes comme un fusil à pompe, un flingue, une mitraillette, etc. Dommage tout de même que la panoplie d'armes ne soit pas plus conséquente ou plus originale. Néanmoins, pour palier à ce manque relatif d'armes, le jeu usera et abusera (à l'image de GoldenEye : Au Service Du Mal) de la possibilité de tenir deux armes en même temps, histoire de trouer encore plus de corps. Ces quelques astuces permettent au jeu de pas sombrer dans une trop grande redondance même si pour utiliser votre transformation en mutant, vous devrez constamment trouver du mutagène sur les corps des aliens. Un autre point qui mérite d'être signalé a trait aux bonus que vous pourrez débloquer. Ainsi, chaque zone du jeu comprendra plusieurs documents à scanner (merci Metroid Prime) qui vous permettront ensuite de visionner des fichiers vidéo ou de lire des dossiers Top Secret, afin d'en apprendre un peu plus sur le scénario du jeu qui réserve quelques surprises sympathiques. En parallèle de ces bonus, vous pourrez également visionner les cinématiques en images de synthèse (sublimes mais trop peu nombreuses), avoir accès à des informations sur les personnages ou regarder un making-of sur la bande-son. Voici une parfaite transition pour évoquer l'aspect artistique du titre.

Comme je le disais plus haut, si la version US a bénéficié des voix de David "X-Files" Duchovny, Power Boothes (le récent Sin City, Tombstone...) et de celle du gothique Marilyn Manson, il est regrettable que nous n'ayons pas eu droit au minimum à la voix de George Caudron, l'excellent doubleur de Fox Mulder. Le doublage français est plutôt bon, quelques voix bien connues sonnent à nos oreilles mais on regrettera un peu cette absence dans le casting français. Malgré cela, il faut avouer que la bande-son est très bonne avec des soldats vociférant des appels à l'aide, vos compagnons qui aboient des ordres tout en mitraillant des aliens ou encore des armes qui crachent leurs balles à une vitesse fulgurante dans un magma sonore intense. Par contre, on aurait aimé une réalisation graphique plus léchée car si l'ensemble est très correct, on a un peu de mal à être bluffé, surtout après les superbes Killzone ou Project : Snowblind. Les environnements ont tous ce côté glacé propre aux décors qui se situent tous à l'intérieur de la Zone 51 et les effets spéciaux ne sont pas légion et flattent peu la rétine. Enfin, bien que la transformation en mutant apporte quelques idées originales (le type de vision ou le tir à base de créatures volantes), on ne restera pas la bouche ouverte devant notre écran lors de ces passages.

Le gameplay est du même niveau : solide mais très basique. Comme je le disais plus haut, vous pourrez utiliser deux armes à la fois ainsi qu'une transformation en démon mais c'est à peu près tout. Quand j'y pense, une petite chose m'a tout de même bien plu. Provenant d'un des deux types de visée, c'est une idée davantage graphique que technique. Ainsi, si vous tirerez le plus souvent dans la configuration de base, vous pourrez également rapprocher votre arme de votre visage pour mieux ajuster votre tir. C'est assez pratique même si on ne s'en sert quasiment pas vu qu'il convient de rester tout le temps en mouvement pour éviter les attaques ennemies. Cependant, lorsque vous ajusterez votre tir avec une simple mitraillette, vous pourrez bien entendu viser votre ennemi en mettant à profit le réticule de visée ou par le biais de la lunette de votre arme où l'ennemi apparaîtra également. C'est un pur gadget (qui plus est peu pratique) mais j'ai trouvé l'idée bien sympa. En parlant d'armes, on regrettera tout de même l'impossibilité de pouvoir en tenir deux différentes en simultané alors que cette possibilité nous était donnée dans le FPS d'Electronic Arts. Ok, ça n'ajoute rien à l'affaire mais ça aurait apporté un peu de diversité.

Voilà en gros ce qu'il y a à savoir sur Area 51 qui est un bon petit FPS, peu impressionnant mais plutôt immersif. J'allais oublier de préciser qu'il vaut mieux choisir dès le départ le mode Normal, au risque d'enchaîner très rapidement les niveaux. J'imagine que plusieurs joueurs seront un peu déçus par le découpage en plusieurs chapitres (un problème que connaît également Doom 3) qui a contre lui de faire baisser la tension mais au final, ça ne gêne pas trop l'immersion. On pourra aussi reprocher au jeu l'IA plutôt moyenne des ennemis, des niveaux assez étriqués ou un sentiment de peur qui a beaucoup de mal à arriver, mais malgré ces problèmes, Area 51 tire son épingle du jeu. En somme, nous avons là un FPS grand public qui se déguste comme un épisode d'une série US qui en reprend d'ailleurs les codes scénaristiques avec des Cliffhangers ponctuant la plupart des chapitres. Si vous avez compris ceci, vous devriez passer un agréable moment en compagnie de Nathan Cole qui se présente comme un guide cinq étoiles à même de nous faire découvrir les sombres secrets que recèle la zone 51.

Trucs et astuces.

Notes:

Graphismes:13/20 Jouabilité:14/20 Durée de vie:13/20 Bande son:14/20 Scénario:12/20
GENERAL:13/20

# Posté le samedi 27 août 2005 14:24

ace combat 5:squadron leader

ace combat 5:squadron leader
Scinder en deux les nuages dans un tourbillon métallique, réduire à néant les chaînes de la gravité, suivre avec grâce ces fleuves aériens tumultueux et soyeux, matérialisant la liberté en une soudaine étreinte. Voici des bribes de ce que peuvent évoquer les balais aériens mis en scène du simple fait de votre habileté, mais également par le biais d'un certain appel à une émotion fébrile. Ace Combat cinquième du nom, c'est tout d'abord un divertissement effectivement, mais c'est également un espace d'onirisme, de légèreté, baigné d'un horizon de plaisir ludique. Tout ça dans un même jeu ? Et bien oui. Mais laissez-moi vous conter ces récits que seuls les habitants des cieux connaissent.

Après la prestation on ne peut plus séduisante du volet précédent d'une série qui ne démérite pas au fil des années et de l'évolution des technologies, Ace Combat 5 survient dans un déluge de vapeur et de fureur. Héritier d'une exploitation graphique touchant au photo-réalisme, ce dernier opus invente une autre dimension, en incluant non pas une donnée technique supplémentaire et banale, mais une vie, un caractère profond qui transcende le joueur dans son statut de spectateur interactif, et le fait pénétrer dans un univers répondant à ses désirs les plus profonds. Réincarnant son statut de produit vidéoludique aux seuls moments où votre partie prend fin, le dernier titre de Namco possède un degré d'implication vivace. Certains titres parviennent à vampiriser l'attention par leur gameplay, d'autres par leur ambiance, d'autres encore en mélangeant habilement ces données en un maelström de force immersive. Ace Combat 5 fait partie intégrante de ceux-ci. Débutant habilement par une trame scénaristique au contexte géopolitique trouble et interrogateur, le soft amorce dès vos premiers pas en son sein une approche sereine et clairement cinématographique, exposant les divers acteurs de façon humaine, opérant de ce fait une volonté d'attachement aux divers personnages oeuvrant dans la garnison. Au départ distants et peu propices à la discussion, vos coéquipiers vont, au gré des batailles, entretenir une relation de confiance avec vous, que vous ressentirez réellement par le biais d'une part d'un revirement du scénario amenant un état d'esprit différent, et d'autre part par les dialogues émaillant les divers assauts aériens. Réunie donc par un statut de guerre quasi mondiale dans un monde en équilibre entre l'uchronie et la science-fiction, l'équipe de pilotes portée en avant tisse des liens pratiquement viscéraux devant le fléau auquel elle doit faire face.

Une cohésion se met ainsi en marche, donnant l'impression de partager un destin commun, ce qui apporte énormément quant à la volonté éminemment notable des développeurs à décrire des évènements à l'aide des codes du cinéma, ancrés dans un appel aux sentiments très intéressant. Découpé à la manière d'un long métrage, Ace Combat 5 décante une trame reposant sur la montée en puissance d'un conflit larvé depuis de nombreuses années, aux tentaculaires influences, englobant une mise en confrontation de différents points de vue économique et désirs évidents de possession et de puissance. Au coeur de ce tumulte qui nourrit une escalade sans retenue vers l'utilisation forcenée de technologies civiles perverties par les militaires, vous êtes un pion, certes avec sa personnalité et son passé, mais sans réel rôle à jouer en particulier. Vous êtes un soldat perdu dans la masse d'autres combattants. Et votre statut de chef d'escadrille ne remet en rien ce constat en jeu. Soumis aux ordres de vos supérieurs et à vos ordres de missions parfois suicidaires, vous n'agirez pleinement de votre propre chef que lors des échanges verbaux en vol. En effet, alors que l'on donnerait aisément l'adjectif de silencieux à votre terrain de jeu, vous serez inséré dans un flot de mots incessants. Communiquant la majeure partie du temps entre eux, les pilotes s'adresseront également quelques fois à votre personne, en vous demandant votre avis sur une situation précise du conflit dans lequel vous êtes enserré, ou vous adressant tout simplement des requêtes ou des remarques inutiles, mais d'un naturel conscient, accordant cette part d'humanité que j'évoquais précédemment.

L'un s'intéressera à son devenir, l'autre cherchera à dénicher en vous une peur vous rendant plus proche de lui, bref un tableau de sentiments bigarrés et intensément prenant. Vous ferez vraiment la connaissance d'une pluie de sons, d'interrogations, d'exclamations, soutenues par les éclats rougeoyants des explosions et les éclairs lumineux des tirs ennemis. Un voile dans lequel on se laisse lestement prendre. Vous aurez de fait le plaisir de bénéficier d'un travail sur le son détonnant, vous englobant au coeur d'une action dynamisée par ce même moyen. Utilisant des ficelles analogues à celles de Medal Of Honor, Killzone, ou encore Call Of Duty en ce qui concerne la part sonore de l'implication, Ace Combat 5 table plus sur une sorte de déluge, plutôt que sur un réalisme forcené. On se trouve donc avec des bruitages assez fantaisistes, mais sincèrement prenants. On ressent par ailleurs le même sentiment concernant la jouabilité. Intensément orientée arcade, cette dernière ne s'embarrasse pas de la gestion des jets, de la surveillance de l'altimètre, ou de cette bonne vieille assiette. Intuitive et sécurisante, elle ne se borne pourtant pas à afficher une mollesse paresseuse, ou une pauvreté de possibilité. Il est en effet plus que possible d'aboutir à la mise en forme d'un gameplay accessible et simple sans pour autant le limiter. En fait, dans Ace Combat 5, il vous est octroyé une liberté si imposante, si grisante, qu'il vous vient immédiatement à l'idée de tenter les dépassements les plus surréalistes, des prises en chasse de plus de deux minutes, en vous laissant emplir par la souplesse de l'appareil, ou encore de terrifiants piqués.

Un aspect permissif à toute épreuve donc, mais qui sait se montrer rude de façon équilibrée, lorsque vous pensez maîtriser au mieux votre appareil. Il est effectivement très envisageable de décrocher après un ralentissement trop brusque, ou de s'écraser lourdement à cause d'une attention relâchée sur la distance au sol, ou simplement la prise en compte lacunaire du rayon nécessaire à un redressement sans danger. Le gameplay parvient donc à limiter votre imagination, tout en conservant sa force ludique. Et si ces aspects louables ne vous convainquent toujours pas, il demeure encore au fond du sac à arguments, la qualité graphique. Sublime est le mot qui convient le mieux à Ace Combat 5, malgré une évolution peu nette avec son prédécesseur sur ce point précis. A bord de votre avion dépositaire de trois vues différentes dont une cockpit magnifiquement précise et détaillée, affichant le luxe de varier suivant le modèle utilisé, vous pourrez admirer les paysages défilant sous vos ailes, et s'éteignant dans un horizon que vous chercherez sempiternellement à atteindre. Variés et exposant des textures éloignées d'une beauté assez fascinante, les environnements rivalisent de teintes fines et légères, de dégradés astucieux mettant en exergue les reliefs, les types de revêtements naturels, et surtout, lorsqu'elle est présente, le bleu profond d'une mer aux nombreux reflets. Et s'il est vrai qu'un fois proche du sol la magie opère de façon plus posée, il n'en reste pas moins qu'il faudra vraiment vous approcher à la limite du non-retour pour constater cet état des lieux. Dans le même ordre d'idées les engins que vous piloterez, offrant la vision d'un travail plus que conséquent concernant la reproduction du métal, rappellent durant les replays le choc ressenti lors de ces mêmes rediffusions des courses de Gran Turismo 3. Une espèce de contemplation silencieuse et il faut le dire flattant l'ego, d'un moteur de jeu pouvant donner naissance à des modèles physiques fantastiques. Impressionnant.

Toutefois, il faut également reconnaître que ce dernier né de la série Ace Combat, possède deux défauts de taille, qui l'empêcheront de se hisser au firmament. En premier lieu, celui-ci souffre d'une absence d'innovations flagrante, donnant au joueur l'impression, et même plus que l'impression, d'expérimenter le gameplay de l'épisode 4 dans ses moindres détails. Alors que l'on s'attendait à une refonte de la jouabilité, nous voici face à un copié-collé à peine amélioré et un tantinet léger qui va de paire avec un ajout maladroit véhiculé par le fait de pouvoir discuter avec ses coéquipiers. En effet, dans une volonté de diversifier l'approche de son jeu, Namco a inclus un système d'ordre via les touches directionnelles. A chaque touche enfoncée correspond en fait une formation donnée. Vous avez donc le choix entre une couverture aérienne, une dispersion, une attaque frontale, ou encore l'interdiction d'utiliser les armes spéciales. Une idée intéressante dans le fond, mais qui se révèle inutile de par l'absence de réactivité de vos comparses. Pas une seule fois ils ne viendront vous prêter main-forte, et vous serez le plus souvent obligé de résoudre le problème vous concernant tout seul. Un complément un peu gadget donc, mais qui ne suffit pas au final à désarçonner Ace Combat 5, qui s'impose comme le meilleur titre de combat aérien non seulement sur PS2, mais également dans le monde des 128 bits en général. Une franche réussite, qui si elle manque d'originalité, ne comporte pas de carence en charisme.

Truc et astuces.

Notes:

Graphismes:17/20 Jouabilité:16/20 Durée de vie:14/20 Bande son:15/20 Scénario:14/20
GENERAL:15/20

# Posté le samedi 27 août 2005 14:16

Resident evil outbreak file 2

Resident evil outbreak file 2
Capcom nous avait promis le Online pour le deuxième épisode de Resident Evil : Outbreak, ils ont tenu parole. Mais au-delà de cette joie que l'on ressentira lors de nos escapades en compagnie de trois autres véritables joueurs, un douloureux constat s'impose ! Outbreak File 2 n'est pas en soi un véritable jeu et fait plutôt office d'add-on du pauvre pour ceux et celles qui ont déjà le premier épisode dans leur logithèque. Mais comme, il ne s'agit point de jeter des accusations en l'air, ouvrons le dossier de cette affaire qui aurait sans doute dû être classée il y a un an.


Le point de départ de Outbreak était de nous faire vivre le cauchemar de Raccoon de l'intérieur, par les yeux des habitants de cette petite bourgade américaine qui est désormais rentrée dans l'histoire. S'appuyant sur cinq scènarii distincts qui n'avaient aucun point commun entre eux ainsi que sur une coopération avec trois autres protagonistes dirigés par la console, le tout se laissait suivre malgré les gros défauts de gameplay. Outbreak File 2 suit bien évidemment le même principe en choisissant la voie de la facilité. L'un dans l'autre, on ne pouvait pas s'attendre à un bouleversement de la part de Capcom mais à ce stade, il y a franchement de l'abus tant dans les situations présentées que dans le nombre et le choix des histoires proposées.

Ceci se caractérise tout d'abord par la présence des mêmes personnages que dans le premier opus. On y retrouve donc nos 8 habitants de Raccoon qui vont de l'infirmière à la journaliste en passant par le plombier, le flic, l'étudiante, etc. Chacun d'entre-eux disposant de caractéristiques propres, vous devrez dans un premier temps choisir une équipe équilibrée afin de parer à toutes éventualités. Par exemple, Mark, le vigile, est très efficace avec les armes, George, le médecin, peut fabriquer des médicaments alors que Alyssa, la reporter, pourra crocheter des serrures. Bref, rien de bien original mais le concept est toujours aussi efficace. Ensuite, vous devrez choisir un des cinq scénarios de l'aventure, ce qui constitue le deuxième point perfectible. En effet, alors que Outbreak proposait cinq chapitres plus ou moins originaux, Outbreak File 2 se moque un peu du joueur en proposant d'emblée un chapitre d'entraînement très court (qu'on boucle en dix minutes environ) qui n'est autre que le premier niveau de Outbreak, dans une version tronquée ! Ensuite, si les trois suivants sont plus ou moins sympathiques, le dernier se déroule entièrement dans le commissariat de Raccoon. Ok, je veux bien qu'on recycle des environnements mais dans ce cas de figure, le joueur a de quoi se sentir floué. Certes, le premier Outbreak incorporait déjà à l'époque des décors de Resident Evil notamment mais ceci était beaucoup moins flagrant et surtout mieux pensé. Bref, la déconvenue est de taille et on se dit donc que les améliorations doivent se situer au niveau du gameplay. Grosse erreur !

Disons-le tout haut, Capcom n'a absolument pas planché sur sa copie puisque la jouabilité comporte toujours les mêmes problèmes. Pêle-mêle, on citera les nombreux bugs de collision, des chargements omniprésents et tous très longuets, des angles de caméra très agaçants (malgré un dynamisme plus marqué grâce aux décors en 3D), etc. Rien n'a été modifié et c'est on ne peut plus énervant dans le sens où Capcom a dû avoir pas mal de retours à ce sujet. Néanmoins, ces défauts ne vous empêcheront pas de profiter de quelques nouvelles idées qui se situent plutôt du côté du bestiaire. Si on retrouve nos chers morts-vivants, ils sont cette fois secondés par des hyènes, des alligators, et des éléphants zombifiés ainsi que des punaises et cafards géants. Mais ce n'est pas tout puisque on y trouve également des hommes-plantes, un bourreau armé d'une hache qui tient le rôle d'un simili-Nemesis ou encore le T-100 qui signe ici son grand retour. Il y a du mieux, c'est sûr mais on regrettera que les animations soient une fois de plus très pauvres. De plus les décors ne sont pas aussi convaincants que ceux du précédent épisode et ont un peu de mal à convaincre. Il y a malgré tout plusieurs plans qui restent d'une grande beauté mais ceux-ci sont en majeure partie cantonnés dans le scénario Flashback qui se situe dans un hôpital délabré perdu dans une forêt brumeuse. D'ailleurs, le synopsis de ce chapitre est le plus convaincant de tous sachant que les autres stages vous feront parcourir une station de métro (très Silent Hill dans l'âme) ainsi qu'un zoo, sans parler des deux autres levels évoqués plus avant.
Pour ce qui est des possibilités d'interactions entre les différents personnages, on retrouve les quatre ordres affectés au stick Droit (Venez/Aidez-moi/Merci/Il faut y aller) ainsi que les échanges d'objets. Vous pourrez donc donner un objet à un camarade ou au contraire en demander un. Si il arrive parfois que vos compagnons d'infortune prennent la décision de vous solliciter, il faut avouer que l'IA est assez moyenne. On se retrouve alors avec des personnages qui restent plantés comme un balai à l'approche d'un ennemi (même si ce n'est pas fréquent), qui ne se soignent pas (beaucoup plus fréquent). Heureusement que ce problème est résolu d'office lors des parties Online qui sont maintenant une réalité. Tout d'abord sachez que la connexion est très aisée vu que vous devrez simplement opter pour un des quatre serveurs disponibles et choisir ensuite une des dix zones accessibles. A ce sujet, certaines d'entre-elles seront plus ou moins difficiles et vous pourrez même tirer sur vos amis dans les zones Survie. Capcom a aussi prévu d'organiser des événements afin d'engranger deux fois plus de points pour pouvoir ensuite acheter des tonnes de bonus comme des costumes supplémentaires, des cinématiques, des artworks... Ainsi, le premier événement du genre aura lieu entre le 2 et le 9 septembre, vous commencerez la partie avec un virus infectant 30% de votre corps et vous ne pourrez y participer que cinq fois. Bien que cette option Online soit un excellent moyen de se marrer entre potes, le tout n'est pas parfait. La première chose qui fâche tient au fait que le clavier USB n'est utilisable que dans les salles d'attentes. La seconde est que les lags sont monnaie courante durant les parties, ce qui donne aux ennemis la capacité de se téléporter comme par magie.

Je ne nie pas qu'il est beaucoup plus fun de jouer avec trois autres joueurs qu'en solo, surtout si votre équipe est soudée, mais en l'état, le mode Online n'apporte pas un surplus d'intérêt gigantesque. Cependant, le petit plus de ce mode est qu'une fois que votre jauge de virus aura atteint 100%, vous vous transformerez à votre tour en virus. Vos compadres n'auront alors que deux alternatives : vous tuer ou vous soigner ! Au final, Resident Evil : Outbreak File 2 s'adresse beaucoup plus à un public ne possédant pas le premier épisode qu'aux personnes ayant jeté leur dévolu sur ce dernier. Oui, nous pouvons enfin être satisfaits d'avoir acquis gain de cause en ce qui concerne le Online mais ce n'est pas une raison suffisante pour être indulgent vu que nous avions été purement et simplement floué à ce niveau il y a un an. Bien que le jeu ne soit pas un ratage complet, la volonté de faire de l'argent à moindre coût se ressent tout au long de l'aventure et donne un arrière-goût amère. Reste quelques belles cinématiques, un concept que je trouve très bien pensé ainsi que l'envie de partager une même peur avec le monde entier. Dommage que ça ne suffise pas à faire de Outbreak File 2 un digne successeur du segment original.

Notes:

Graphismes:13/20 Jouabilité:12/20 Durée de vie:14/20 Bande son:14/20 Scénario:11/20
GENERAL:10/20

# Posté le samedi 27 août 2005 14:11

fight night:round 2

fight night:round 2
Jeu de boxe par exellence Fight Night est superbe graphiquement et généralement. Les crochets et autres upercuts sont superbement reproduit a tel point que lorsque un boxeur se fait frapper violamment du sang gicle et cet effet est très bien rendu. Pourvu d'un mode carrière complet, vous créer votre boxeur, faites vos preuves en amateurs et ensuite montez en professionnels ou vous devez entrainez votre boxeur pour lui permetre de gagner des matchs.

Modes de jeu:
Carrière:Principal mode en solo ou vous devez devenir le meilleurs boxeur de tout les temps.
Jouer:Affronter la console ou un ami en choissisant parmis les 6 catégories de poids présentes et choisissez un boxeur qui existe vraiment.
Mon coin:Entrainez vous et découvrez les nouveautés du jeu en video.

Trucs et astuces.



Notes:

Graphismes:16/20 Jouabilité: 15/20 Durée de vie:15/20 Bande son:14/20
GENERAL:16/20

# Posté le samedi 27 août 2005 13:50

pro evolution soccer 4 (pes4)

pro evolution soccer 4 (pes4)
PES4 LA simulation de foot sur console. FIFA ne lui fait meme pas un peu d'ombre tellement le jeu est réaliste.oublié les frappes du millieu de terrain que l'on peut réaliser dans FIFA, non ici, pour marquer en dehors du grand rectangle, il faut soit, avoir de la chance(beaucoup) ou alors il faut tout simplement jouer depuis un petit temps a ce jeu. Malgré des graphismes assez moyen (surtout quand on voit ce que les consoles peuvent fournir et FIFA sur ce point là est un bel exemple) on accroche dés la première partie, certes on ne marque pas car ce n'est pas un jeu dont la prise en main est facile, c'est sur! Après une dizaine de match on commence a tenter des gestes techniques plus difficile, ce n'est pas pour autant les plus durs, car pour réussir grand pont, coup du foulard ou retourné acrobatique il faut avoir un sacré toucher de manette. En ce qui concerne les licences, le jeu est pauvre avec seulement la Serie A(Italie) la Liga Espanol(Espagne) et la premiere division des Pays-Bas. Mais bien entendu les équipes tel Arsenal ou Lyon sont présentes dans le jeu mais sous d'autres nom. Touts les joueurs n'ont pas leurs vrai nom(Kalm étant Khan).

Modes de jeu:[/c]

Ligue masters:Jouer une carrière avec une équipe du mode match ou alors créer votre propre équipe.
Match:Affrontez la console ou jouer entre amis(jusqu'a 8).
Coupe:Jouer une série de match sous forme de coupe comme la coupe du Monde ou la coupe d'Europe.
Ligue:Jouer la première divison de France, d'Allemagne, ...
Modifier:Modifier équipes, joueurs, ligues et stades.
Entrainement:Apprenez a jouer a PES4.

Trucs et astuces.


Notes:

Graphismes:18/20 Jouabilité:19/20 Durée de vie:18/20 bande son:14/20
GENERAL:18/20
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# Posté le samedi 27 août 2005 13:40

Modifié le samedi 27 août 2005 14:00